Après des semaines de silence, un nouveau post pour ceux à qui j'aurai (éventuellement) manqué.

Je me suis en effet offert des vacances bien méritées dans la ville qui ne dort jamais (information que je confirme au passage, à moins que ce ne soit la faute de mon compagnon de fortune qui se reconnaîtra). En tous les cas, que ce soit à cause du décalage horaire effectif qui n'est pourtant pas si important que ça, de la semaine épuisante entre visites et sorties que je viens de passer, du stress de prendre l'avion -activité que je suis loin d'aimer, ce qui est décidément fort dommage quand on décide de s'expatrier sur une île- bref, mon niveau d'abrataphiage prend aujourd'hui des proportions gargantuesques, d'autant plus que j'en suis au moins à ma 6ème tasse de café...

Statue_20Of_20Liberty_20__20800x600En tous les cas, mon activité néologique n'en était pas pour autant en vacances puisque mon vocabulaire s'est encore enrichi cette semaine d'expression autorisant -une fois n'est pas coutume- les anglicismes, et pour cause...

Parmi elles, la première dont l'auteure -que je n'ai malheureusement jamais rencontrée- n'est autre qu'une personne m'ayant précédée dans la Grosse Pomme... L'expression nouvellement inventée est la suivante : prendre une sipette... De l'anglais sip donc, signifiant gorgée auquel on ajoute le suffixe -ette pour exprimer la petitesse de la gorgée méthodiquement extraite du verrre de quelqu'un d'autre (ce qui justifie l'emploi du -ette, les personnes bien élevées que nous sommes évitant de prélever la moitié du verre d'un tiers)... En tous les cas, j'adore.

Autre expression créée par mon compagnon de voyage afin d'exprimer de manière ludique, l'activité à laquelle le froid digne d'une chambre mortuaire (tout le monde appréciera la qualité de la comparaison) de la cité de la nouvelle York m'avait condamné : Faire l'oignon et par extension, peler l'oignon. Que personne ne s'y méprenne, cela n'a aucun rapport avec le fait qu'effectivement, je n'ai pu retenir une petite larme devant le Carré Blanc Sur Fond Blanc de Malevitch (chacun ses faiblesses, j'y reviendrais plus tard), mais qu'il me prenait facilement 10 bonnes minutes pour ôter une à une, les couches de vêtements accumulées sur mes épaules de nageuse est-allemande (merci papa)...

« La femme c'est comme le champagne, froide elle enivre davantage, et dans un emballage français elle coûte plus cher. » - M. Aguéev