01 juillet 2008
Ma que Calor !
En ce jour de chaleur bien opportun (on est quand même le premier juillet, que diable !), un phénomène bien amusant refait surface dans tous nos pays-tellement-riche-qu'on-ne-sait-plus-quoi-faire-de-notre-tune-pour-améliorer-notre-confort...
On ne peut pas dire que des foudres caniculaires se soient abattues sur les îles britanniques ces 3 dernières années, puisque je suis même en mesure de vous faire un compte-rendu détaillé des jours de beau temps de l'année dernière d'avril à octobre (m'envoyer une missive si vous souhaitez plus de détails). Bref, les jours de beau temps agrémentés de températures supérieures à 25 degrés celsius sont rares en nos contrées.
Et aujourd'hui, pour une fois que cela nous arrive (oh miracle !), en sachant que la BBC nous annonce des pluies diluviennes toute la journée de demain (et que, pour ce qui est de la pluie, la BBC se plante rarement), que l'on aille dans une salle de cinéma, un magasin ou que l'on soit gentillement coincé dans un bureau mansardé, on a toujours le bonheur de se trouver à côté d'un bon britannique au système immunitaire bizarrement développé, (les anglaises sont les seules femmes du globe à pouvoir se balader par zéro degré en mini-jupe, sans collants, ni jambes bleues, et surtout sans attraper de rhume) pour trouver qu'il fait bien trop chaud (25 degrés, c'est vrai qu'on va tous mourir) et mettre la clim' à fond. J'ignore si il s'agit vraiment d'un sentiment de chaleur extrême ou simplement un besoin d'amortir le prix de la-dite clim', dont on n'a au passage jamais vraiment eu besoin à mon avis. La clim' à Londres, c'est un peu comme se faire creuser une piscine au Cap-Nord... C'est tout simplement inutile puisqu'on ne s'en sert que 3 fois par an. En tous les cas, nous voici à la limite d'attraper une bonne crève et tout le monde sait combien il est agréable d'avoir la goutte au nez en été (si tant est qu'il arrive - l'été, pour ceux qui suivent pas).
Puisqu'en parrallèle à cette expérience intéressante et surtout internationale (pour avoir vécu en Bretagne, j'ai déjà vu des bretons s'insurger contre une clim' qui ne fonctionnait pas, si, si), je suis rentrée la semaine dernière de jolies vacances en Italie et arrivée à Londres, sous prétexte qu'il ne pleuvait pas en dépit de nuages bien gris et de température arrivant péniblement à 15 degrés, tout le monde m'a dit lors de ma dépression post-vacancières, que je ne devrais pas me plaindre puisque, pour Londres, "le temps n'était pas si mauvais"...
" - Brestampe ! me suis-je dit... Ces gens-là n'ont-ils aucune idée de ce que signifie le terme "beau temps"... ?" (je ne suis pas l'auteure de ce terme et ne pense pas que cela ait quoi que ce soit à voir avec la ville de Brest)...
Je n'épiloguerai pas sur cette réponse qui à mon sens ne résume que trop bien ce que certains appellent "le flegme" britannique, qui n'est à mon sens qu'une désespérante résignation...
En attendant, bon vent à vous... :)
" La pluie tombe comme nous tombons amoureux : en déjouant les prévisions. " - Martin Page
17 avril 2008
C'est grave docteur ?
Lors de mon dernier retour dans la maison famillilale, j'ai dû procéder à un au revoir de circonstances bien douloureux puisque mes parents ont décidé de vendre la maison où j'ai grandi. C'est triste, mais c'est la vie... Etant parvenue à faire mon deuil de cette perte du patrimoine familialle, j'ai donc été visité la nouvelle avant-dernière demeure de mes parents (un peu d'humour noire n'a jamais fait de mal à personne) lors de ce pélérinage pascal.
Je me suis donc exclamée à force de Ohhhhhhhh ! Ahhhhhhh ! de dire combien ce petit clapier à lapins dans laquelle il va falloir faire tenir les 13 personnes que nous sommes dans ma famille pour Noël était formidable pour aider maman en panne d'arguments face à papa qui, tel un adolesecent atteint du syndrome de progéria, - les boutons en moins donc mais les cheveux blancs en plus - n'a de cesse de chaffouiner : "Il n'y a pas de rangement, c'est trop petit, c'est pas bien orienté..." Ma mère m'ayant finalement soufflé dans l'oreille que le principal problème résidait dans le fait que vivre en lotissement interdit qui que ce soit de pisser dans le jardin... Effectivement, je comprend sa détresse... Et la joie de maman de se dire qu'elle n'aura plus à attendre les 3 minutes réglementaires avant qu'il prenne le volant pour aller où que ce soit...
Bref, ce petit voyage m'a replongé dans le bonheur que d'être en famille : c'est-à-dire que c'est bien pour une durée limitée, mais aussi m'a fait retrouvé la douceur du vocabulaire familiale en la personne de ma maman dont la source me semble décidément intarissable. Le pire étant que la majorité de ces mots m'étant familier - je les entend depuis mon enfance - j'ai besoin de vérifier leur non-existence pour pouvoir ainsi justifier leur présence en ces (non)-lieux. Ainsi, bien que loin du continent, en personne über-tendance que je suis, je dis que mon père chaffouine... Pour ma mère, il roince : ce qui, il faut le dire, en terme sonore est assez proche des bruits émis par la personne mentionnée ci-dessus.
Autre fait intéressant, en dehors de ces nouvelles vocabulairiennes, j'ai découvert que le roinceur en question en la personne de mon père, était victime de crises d'angoisse se manifestant par des insomnies assez violentes etc etc. Ce dont je suis moi-même victime à mes heures (j'ai pas l'air comme ça je sais...)... Il est donc rassurant de confimer une fois de plus que je ne suis pas la fille du facteur... Mais il est d'autant plus rassurant je dirais de voir que lorsque je mentionne que j'en ai eu aussi... Tout le monde s'en fout... Il est rassurant donc de constater qu'à mesure que mon vocabulaire s'élargit ,le champ d'écoute décroit... Il est des choses qui ne sont pas faites pour changer, mais comme on dit, ça donne de repères dans la vie. Et la preuve en est que des repères peuvent être quelque chose de beaucoup plus abstrait qu'un tas de cailloux formant une maison...
« La famille des autres, c’est presque toujours amusant. Le problème,
c’est la nôtre. » - Judith Messier
11 avril 2008
The Office
Dans
le registre des trucs bizarres qui se passent sur mon île, un sujet sur lequel
je voulais revenir aujourd'hui : Le sport. D'autant que la flamme olympique
faisant sa petite tournée, cela me semble pour le moins circonstanciel...
Mais
ne nous emportons pas encore... Je ne vais pas parler de cricket (j'attends le
début de la saison...Résidant à côté du plus grand stade de cricket du
Royaume-Uni, croyez bien que je serai la première informée... ;)
Bref,
les brits comptant leurs médailles aussi sûrement qu'Arpagon ses pièces d'or,
une nouvelle coutume insulaire m'a été récemment révélée : courir et se faire
sponsoriser pour des "charity". (moi aussi je cherche la logique) En
solo ou en équipe, il ne se passe pas une semaine sans qu'un ami se rappelle à
mon bon souvenir et fasse appel à ma bonne conscience et surtout à mon
porte-monnaie, en me demandant de donner du pognon à une organisation quelconque
pour laquelle il/elle a décidé de se mettre à bout de souffle...
Que
l'on ne se méprenne pas sur la question, donner des sous ne me pose aucun
problème, surtout si cela peut réduire la supplice de mon ami(e) en détresse en
le/la faisant courir plus vite (si j'ai bien compris à quoi servait ma tune). Personnellement,
si une organisation quelconque finançait la recherche pour soigner la connerie,
croyez bien que je courrai 3 marathons d'affilé sans problème... (En parlant de
marathon, c'est celui de Londres demain). En tous les cas, je préférais
largement le grand National la semaine dernière : parier sur des chevaux, c'est
bien plus rigolo :)
Le
problème et intérêt de ce post d'ailleurs est que récemment, une de mes
collègues n'a rien trouvé de mieux à faire que de vouloir participer à ce que
je qualifierai de "coursinette" de 5 km... Et qu'elle a bien sûr
décider de faire participer tout le bureau... Je considérais bêtement au départ
que l'on courrait surtout pour se détendre… C’était sans compter sur l'esprit
de compétition oh combien développé de mes collègues masculins (qui ne sont que
3 soit dit en passant), dont mon boss qui a décidé que j'étais THE personne à
battre.
Puisque
tout le bureau n'ignore pas que je cours tous les week-ends depuis quelques
années maintenant afin de cracher un peu mes cigarettes... Je suis devenue bien
sûr la personne toute indiquée pour ce genre de compétition ridicule.
Le
pire étant que je ne peux prétendre courir vite - mes résultats cuisants au bac
ont prouvés que je tirais en plus de ma carcasse au moins deux charrettes et
trois semi-remorques derrière moi tellement je suis lente - mais je cours
longtemps (comme le lapin Duracel, mais sans le tambour et sans le pompon dans
le cul non plus d'ailleurs...). En tous les cas, cela fait une semaine que des
emails de groupe circulent dans le bureau pour que tout le monde s'inscrive à
ce qui va être - à mon sens - rien de plus qu'un joli défilé de mode (que
personne ne se méprenne, j'adore mes collègues, surtout lorsque la seule grande
parole échangée de la semaine s'arrête à : "j'adooooooooooooore tes
chaussures !")
Encore
une fois, je n'ai rien contre le principe mais je dois dire que de voir les
regards se tourner vers notre bureau (entre francophones, on est solidaire, pas
l'un d'entre nous ne s'est corrompu) dès que l'un des félons annonce avoir sign
up, commence à devenir franchement irritant... Je nommerai d'ailleurs cette
activité d'harcèlement sportif... Parce que je ne vois pas pourquoi je devrais
justifier le fait que de passer un dimanche avec mes collègues ne me fasse pas
sauter de joie... Parce que oui, il s'agit d'un dimanche, et tôt le matin en
plus... Et dans un pays où il est normal d'avoir que 17 jours de congés par an
sans RTT, c'est un petit peu pousser mémé que de me demander de passer le
week-end avec des gens que je vois déjà toute la semaine... A ce rythme là, je préférai
encore tomber dans un ravin... Ou me casser une jambe... Enfin un truc
impliquant une chute pour me permettre -je sais, elle est facile- de mettre fin
à cette course et ce post en même temps :)
"Si les Anglais ont inventé beaucoup de sports, c’est que, dès qu’ils se
sentent dépassés dans l’un d’eux par une nation étrangère, ils en inventent un
autre."
11 mars 2008
Etats d'île
Il est des trucs comme ça sur mon île... Inexplicable... Je viens de fêter 3 ans passés ici et entame donc une quatrième année, et il est toujours un nombre incalculable de trucs que je ne peux pas comprendre chez mes chers Britons...
- Pourquoi ils ne connaissent les mitigeurs d'eau que dans les cuisines, ce qui fait que si l'on a la mauvaise idée de se laver les mains dans la salle de bain, soit on se brûle, soit on se gèle les mimines.
- Pourquoi une fois sur deux le ticket de métro ne fait pas s'ouvrir les battants de la machine correctement ce qui fait que, couper dans son élan, on se retrouve coincé entre les-dits battants de portes et Micheline qui arrive franc-à-bord (je viens de découvrir en écrivant ces lignes que cette expression n'existe pas) derrière, bien décidée à passer coûte que coûte.
- Pourquoi les films ne sont jamais diffusés avant 22h.
- Pourquoi une chasse d'eau ne se remplit jamais en moins de 10 minutes, ce qui fait que dans un pub, il faut étudier le bruit de la fille qui précède pour savoir si l'on devra, ou pas, s'excuser de ne pas avoir pu la tirer correctement en sortant.
- Pourquoi le métro pourtant si cher ne fonctionne jamais et que ça a l'air de n'étonner ou de saoûler personne à part moi.
- Pourquoi les anglais pensent que par défaut, toute boisson chaude se consomme avec du lait (ne jamais commander un café sans préciser noir, sinon vous aurez forcément du lait dedans...)
- Et surtout, comment font les Brit pour s'intéresser à un sport aussi éminement chiant que le cricket...
Voilà voilà, loin de moi l'idée de dire qu'en France, c'est mieux parce qu'en dépit de tous ces faits, il est pour moi hors de question de partir... Mais je pense qu'il était nécessaire de pouvoir dresser un état des lieux après autant de temps passé ici... Je reviendrai sur chacun de ces points dans des posts à venir, en attendant, je vous invite à me donner votre avis sur ces questions...

« Non seulement l’Angleterre, mais tout Anglais est une île. » - Novalis
04 février 2008
Vivent les mariés !
Parce que ça fait un bout de temps que je n'ai point parlé politique en ce lieu... C'est amusant comme, lorsque l'on vit à l'étranger, on peut se sentir des fois super important... Votre avis compte soudain beaucoup puisqu'il devient représentatif de l'opinion de près de 65 millions d'invidus -qui a dit que les sondages étaient faits pour être fiable de toute façon ?... Il est effet assez drôle de constater qu'au fil de l'actualité politique, des informations mettent en émoi un pays et passe complètement inaperçu dans un autre...
Pour exemple, personne à Londres ne semble avoir été au courant de la vie (ou plutôt devrais-je dire les vies...) parrallèle(s) du dernierer et seul président de gauche de notre Vè République décadante (toujours bon de le rappeler)...
Aussi la Grande-Bretagne est en émoi... Pour Nico et Carla, mais aussi pour François, ses moultes conquêtes, sa fille cachée etc. Toutes ces révélations ayant eu lieu dernièrement (juste 10 ans en retard), cela fait beaucoup d'un coup (attention, jeu de mots ignobles à 9h)... Mais la réciproque est vraie puisque j'ai pu apprendre ce week-end, à l'heure même où une fervente croyante en le dieu de la polyandrie disait oui pour la vie à son petit Nicolas (entre nous soit dit, elle n'est plus à un retournage de veste près...), j'ai pu apprendre que l'ancien Prime Minister John Major avait été en son temps, un pro du "ménage à 3"*... Qui l'eut cru ?
Puisque si lorsque l'on passe le cap de l'acceptation de notre propre sexualité (de retour, et toujours pour les stats bien évidemment :), il est de gens qui restent au rebus des personnes en droit de faire du sport en chambre : nos parents (et oui, c'est très con, mais cela demeure) et la classe politique. Et dans sa pratique de manipulation intempestive de la presse, le petit Nicolas est parvenu à sortir une fois de plus son épingle du jeu : obtenir la 3è page d'un journal britannique, sa nouvelle première dame s'étant tout de même tapé la moitié du show biz français (loin de moi l'idée de calomnier, les faits sont là)... Elle appartient à ses personnes sur lesquelles les classes populaires ont le droit de fantasmer et à plus forte raison, au vue de son palmarès, s'imaginer fricotter sous la couette...
Puisque l'on ne peut pas dire que les politiques relèvent en général des prix de beauté - et le petit Nicolas ne fait pas exception - et puisque somme toute, ce n'est pas ce qu'on leur demande, il est facile de pouvoir faire l'impasse sur les qualités qu'ils sauraient déployer une fois la lumière éteinte (et un oreiller sur la tête). Il est vrai qu'avec le couple Chirac, on était plutôt à l'abris de ce genre de pensées lubriques... Mais là pour le coup, personne n'échappe à la curiosité de s'imaginer ce qui se passe derrière la porte de la chambre à coucher de l'Elysée (que l'on se rassure, cela me répugne pas mal... Mais tout de même !) Force est de constater qu'il doit y avoir quelque chose puisque même avec un humour décapant ou des performances sportives inégalées au lit... J'aurai personnellement du mal...
Mais comme me le faisait remarquer une amie l'autre jour... Tant qu'ils roucoulent, Nicolas fait moins de réformes, on a moins de grèves et surtout... Carla ne sort plus d'albums...Si c'est là le prix du sacrifice...
Bref, c'était la pensée du lundi... Un peu décousue, mais bon... ELle se devait de rebondir sur les événements du week-end... Et pour conclure, je serai pas étonner de voir bientôt des cheveux blancs sur la tête de Mick Jagger...
* expression conservée en français sur les îles britanniques... Même si on ne s'en sert pas en France...
Et pour une fois, une citation en forme de boutade de la part d'un ancien de Carla (à ce qu'il paraît) :
"Le sexe, c'est ce qu'il y a de profond entre l'homme et la femme. " - Laurent Fabius (tu l'as dit bouffi...)
10 janvier 2008
Juste pour augmenter mes stat
D'accord, j'aurai dû vous en parler avant... Puisque l'anecdote date du mois d'août...
Je veux dire, tout le monde a déjà remarqué que les lignes éditoriales des magazines en général se répètent inexorablement au fil des saisons (même la ligne du mag sur lequel j'officie à mes heures, mais c'est pas pareil)... En ce moment, on nous saoûle de soldes et detox en tout genre avant que n'arrivent les nouvelles collections de printemps, puis les régimes miracles pour paniquées du bikinis etc etc.
Et donc en août l'année dernière, lors d'un passage en terre gauloise, j'ai pu remarquer que ce mois d'été en particulier était dédié à la ligne éditoriale... : CUL (écrit en majuscule, cela devrait faire monter les stat, même que sans rire, ça marche). "Et ta soeur ?" me direz-vous et vous aurez bien raison... Le rapport avec ma soeur est qu'elle est enceinte (je blague même pas) et cela m'a rappelé que la période de fécondité des français s'avère être ce mois de dilletantisme en particulier* - ce qui explique depuis plus de 20 ans un taux de naissance particulièrement élevé au mois de mai. Il est vrai que ma soeur étant enseignante, elle a programmé sa ponte au mois de mars pour pas reprendre avant septembre**. Faut pas prendre les fonctionnaire pour des buses non plus ! (je n'ai rien contre les fonctionnaires, loin s'en faut... NDLR).
Pour en revenir à mon histoire donc, j'en suis tombée sur un titre qu'il me semble avoir déjà vu les années passées sur le respectable Beaux Arts Magazine titrant sans équivoque : Art et Sexe. Pour le coup
1/ ils ne se sont pas foulés. En terme de titre, on pouvait pas faire plus basique,
2/ tout le monde n'a pas la chance comme son concurrent Art Press d'avoir eu une rédactrice en chet ayant publié ses mémoires sexuelles...
Donc puisqu'il semblerait qu'il soit à la mode de parler de vibromasseurs et autre sex toy (j'ai bien tenté de trouver un nouveau terme à tout ça, mais je dois dire, je sèche, merci pour votre aide), je me suis sentie de faire un petit tour d'horizon de la question pour voir ce qu'il en était sur la toile... Et je ne cache pas que le résultat est pour le moins... Peu bandant pour reprendre une expression chère à certains individus de la gente masculine.
Puisqu'il semble en effet que le cul soit à la mode. Sur le net. Et pas seulement pour le mattage gratuit de gros lolos en ligne... A priori les sites de lingerie montrent un savoir-faire sans pareil pour ce qui est de leur apparition sur Google à la moindre recherche lancée pour un mot aussi anodin que "gorge" -ok pas aussi anodin que ça- mais aussi pour le déballage de vie sexuelle sur la toile. Les sites de Monique et Raymond, couple
échangiste à ses heures perdues et exhibitionnistes à l'occasion
pleuvent pour peu que l'on se mélange les doigts dans les URL (ceux qui
ont un jour fait l'erreur de taper france2.com savent de quoi je
parle)... Sur MySpace, autres blogs et sites communautaires, on n'en peut plus non plus de parler de ce qui se passe derrière la porte des chambres à coucher (Facebook reste encore relativement soft sur le sujet pour le moment... Il s'agit juste de savoir si un parfait inconnu aurait envie de vous rouler une pelle... A tout hasard !). Bref, il semblerait que Monsieur Tout-le-monde se sente d'exhiber ces ébats et de rendre ainsi ce qui relevait jusqu'ici de la sphère de l'intime partagée avec l'autre accessible à tous.
Je n'ai rien contre ce phénomène puisque comme chacun sait, personne n'est obligé de lire tout ce qui se trouve sur le web... Mais tomber l'autre jour sur un entrefilet dans un journal papier pour le coup - et respectable qui plus est - relatant l'anecdote d'une vieille dame retrouvée morte électrocutée par son vibromasseur qu'elle tenait à la main, je n'ai su si je devais rire ou pleurer... J'attends donc avec impatience le jour où ce genre d'objet sera en vente libre dans les supermarchés. Mais par dessus tout, d'entendre les réponses faites par les parents à l'éternelle question : "C'est quoi cette bouteille de lait ? "...
* Je sais j'ai un esprit tordu, enfin des précédents post vous ont surtout montré que mon esprit était mal placé
** Comme chacun aura deviné, la soeur de l'auteur ne lit pas ces lignes...
"Si le mot cul est dans une phrase, le public, fût-elle sublime, n'entendra que ce mot." - Jules Renard
13 décembre 2007
Ustensiblement inutile
Au registre 3615 je raconte ma vie
(chanceux français que nous sommes d'avoir connu le Minitel en des
temps reculés)... Je ne vous apprendrais rien si je vous dis qu'avec la
période de Noël arrive la chasse aux cadeaux...
Entre jouages de
coudes et razzias sur le papier cadeau en promo -seul élément avec lequel joueront les enfants de toute fçaon-, tout le monde peut
profiter de la folie acheteuse de ses semblables et ainsi développer
son altruisme... Je dois dire que cette année, j'ai pu également
profiter d'avoir à chercher LE cadeau introuvable sur mon île...
Commandé par mes chères soeurs (une chacune et m'annonçant la nouvelle
à une semaine d'intervalle, une fois que j'avais réglé le problème de
la première... Que c'est pratique ! Alors que j'aurai pu profiter d'une
offre une achetée, une offerte à Sainsbury's...)
Instrument
oh combien glamour devant l'éternel... Une pelle à tarte !!!... Si c'est
pas le top de la glam' attitude ça ? Posh Beck n'aurait en effet rien à leur apprendre à mes reuss...! Quand je dis que les membres de ma famille ont un
potentiel humouristique bien caché... Je ne mens qu'à moitié...
Je n'aurai en effet jamais cru qu'il soit possible de faire des pelles à tarte d'autant de tailles et formes différentes. D'autant que chez les Brits, on ne se contente pas de faire de la vulgaire pelle à tarte qui ne sert qu'à servir des tartes (parce que comme chacun aura remarqué, une pelle à tarte peut transporter de la tarte, mais pas du gâteau puisque le volume de ce dernier est incompatible avec l'instabilité de la pelle... D'où l'expression bien connue d'ailleurs... On ne marie pas les tartes avec les gâteaux (euh, pardon, je m'égare)).
Bref, pour en revenir à mes pelles... Après moultes recherches, je me suis aperçue que mes chers Britons ne se contentent en effet pas d'un instrument juste pour servir et faire beau dans les dîners de Madame l'ambassadeur puisque rien que le nom qu'ils leur donnent en dit long : Cake slicer. Donc non seulement, on ne cause pas de tarte mais de gâteau, mais il sert en plus à couper ! Si c'est pas malin ça ! D'autant que j'en ai trouvé au potentiel humouristique renforcé grâce à un système de bouton sur le manche (dont le design est fort douteux je dois dire) permettant de faire chanter la pelle (non, pas de jeux de mot à babord... Encore que bien fâchée... On devrait pouvoir trouver...) Des airs tels que Happy Birthday ou Merry Christmas... Moi je dis qu'avec des possibilités de faire des cadeaux aussi t... cool, je ne suis pas prête de les abandonner mes chers Britons... :)
"Plus la part de gâteau est belle, plus elle a de chance de tomber de travers dans l'assiette au moment de la servir." - Loi de Murphy
06 décembre 2007
Fanatis+fantastique+fantasmant Vôtre
Bon allez, on s'y remet un peu tout de même... Que diable !!!
Par mes posts précédents, je pense avoir effectivement mis la puce à l'oreille de tout le monde : lorsque je ne blogue pas, je passe mon temps entre voyages, concerts et photos (chacun ses hobby, je me mettrais au tricot plus tard) (de toute façon, j'ai déjà essayé, je suis nulle, même une écharpe, c'est pas possible)...
Et pour ce qui est des concerts, cette année se termine plutôt pas mal puisque jeudi dernier, les incroyables musiciens d'Interpol m'ont juste fait frémir dans le meilleur sens du terme lorsqu'ils ont entonné Lighthouse et ont commencé leur rappel sur Untitled qui demeure ma chanson favorite ever. C'est sur cette chanson que la voix de Paul Banks m'a fait courir des frissons dans la nuque pour la première fois il y a quelques années...
Et hier c'est avec émotion que j'ai entamé la plannification de l'année à venir en achetant des places pour la tournée de Radiohead... Ne cherchez pas, le dit-concert est déjà complet à peine 24 heures après que la vente en ligne ait commencée... (merci FB). Et vu que je n'ai jamais voulu les voir en concert dans des endroits tels que le POPB ou encore Wembley, ce sera effectivement la première fois que je vais les voir live. J'ai également pris des places pour Björk en avril. Autant dire que 2008 s'annonce plutôt bien.
C'est assez étrange cette frénésie de la plannificiation lorsque l'on en vient à voir sur scène des gens dont on aime autant le travail. Pour moi qui suit un peu un boulet pour ce qui est de planifier quoi que ce soit (mon boulot m'oblige à organiser la vie des autres alors je vais pas faire la même chose sur la mienne ! Non mais !). La forme de pression et d'excitation qui s'installent lorsque le jour J arrive enfin (pour ce qui est d'Interpol, j'ai du concentrer 5 mois d'attente en quelques jours, mais que l'on se rassure, ça a fonctionné quand même) arrive en effet au top 10 des sensations qui font se sentir vivant et donne envie de dire "Merci la vie".
Mais pour Radiohead... C'est un peu différent... Thom Yorke est en effet la seule voix que je peux écouter au révéil sans avoir envie de faire passer par la fenêtre radio-réveil, téléphone, enfin tout élément producteur de son, et seule voix aussi que j'ai envie d'entendre avant de m'endormir (vu que ce qu'il chante est déprimant à souhait, je ne devrais pas me demander pourquoi mes rêves sont toujours des cauchemars... Encore qu'une lueur d'espoir est au bout du tunnel, leur dernier album est super positif...).
En tous les cas, la question de la préparation à cet événement aussi important pose d'intéressantes questions : devrais-je emmener une trousse de secours, un seau ou tout autre accessoire permettant de faire face à toute étrange réaction que pourrait émettre mon corps face à l'écoute en direct du "chanteur de ma vie" - et ce n'est rien de le dire...La surcharge émotionnelle pourra en effet être telle qu'il n'est pas exclus que j'en éprouve des remontées gastriques dignes d'un des personnages de La cité de la peur - dont vous devinez tous l'identité... Ce qui d'ailleurs porte dans le dictionnaires des tracas et s'apelle s'émoulouir... Quelle bien jolie expression :)
"The more I try to erase you, the more you appear." - Thom Yorke
02 novembre 2007
Un an (ou presque)
En relisant récemment mes anciens posts, j'ai tout à coup été prise d'un étrange sentiment en me rendant compte que j'avais commencé ce blog il y a déjà un an (ou presque)...
Le pire étant (pourquoi le pire, je ne sais pas moi-même) que j'avais
commencé ce blog sur la même note, stressée de la vie que je suis par
le temps qui passe... Et trépasse... (c'est la cas de le dire, un
lendemain de Toussaint, arf !)...
Bref, comme cette année qui
vient de s'écouler a en fait été semée d'événements qui ont pour la
plupart eu davantage goût d'adieu que de bonjour (dans aucun de cas, je
ne saurais en être tenue pour responsable, merci :), je me pose ces
derniers temps la question de savoir si je vais rempiler ou mettre un
terme à mes aventures bloguesques (en tous les cas pour celui-ci, des
liens se cachent dans cette page vers d'autres lieux)... Et entre les
deux, mon coeur balance pour les raisons citées en sus*...
Bref,
si ce post doit être le dernier (je n'en sais encore rien, je me donne
encore les 6 jours qui me séparent de la date anniversaire fatidique),
une autre petite -puisque courte- anecdote linguistique lors de mon
dernier voyage à Amsterdam, qui renvoie au dernier post d'ailleurs.
Les habitants de la ville sus-citée* s'appelle en anglais, the Amsterdamers...
D'après mes investigations, le même mot étant utilisé par les
néerlandais eux-mêmes (quel manque d'originalité, franchement !) je me
suis demandé ce que pouvais être l'équivalent français officiel...
Puisque en ce qui me concerne, l'Amsterdamer, c'était le tabac à rouler de mes jeunes années...
J'eûs espéré bien naïvement que ma proposition brevetée le mois dernier eût été appliquée de suite puisque l'on aurait abouti à la charmante appelation d'Amsterdamant
(charmant, je vous avait prévenu, surtout dans un pays où la
prostitution est autorisée)... Et bien point du tout mon ami, puisque
la langue française a tranché pour une solution qui entre nous soit
dit, relève du barbarisme. La preuve en est, je vous la donne en mille
: amstellodamien ou amstellodamois...
Je ne vous cache pas ma déception... Mais que fait la police ? Elle
chasse les honnêtes dealers d'herbe, à ce qu'on m'a dit... Décidément,
la France ne va pas mieux...
*lecture à haute voix de ce passage déconseillée au plus de 14 ans... A part les rares naïfs à l'esprit correctement placé

"Dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui meurent
Pleins de bière et de drames
Aux premières lueurs"
Jacques Brel
23 septembre 2007
Sous le Soleil de Sicile...
L'avantage d'un voyage dans un endroit tel que la Sicile, c'est que rien que le terme en lui-même relève de l'allitération. Et bien que comme chacun sait, l'allitération connaît ses limites situées approximativement où commence la lourdeur, je m'abstiendrai donc de vous en donner de plus amples exemples. Après tout, le titre de ce poste me semble-t-il en dire bien assez long sur la question. :)
En tous les cas, pour la petite histoire, dans la ville principale de cette île qu'est Palerme m'est arrivé une petite anecdote pour le moins intéressante.
Après une semaine passée entre un savant mélange d'anglais/italien/français, je me trouvais donc sérieusement "perdue dans la traduction" (si l'on peut se permettre une traduction aussi lourdement littérale). Lorsque mon compagnon de voyage nommât au milieu d'une conversation, les habitants de la ville dans laquelle nous déambulions, les palermitanais... Qu'ouïe-je ?* **. Je lui demandais alors de plus amples explications n'étant point sûre de l'existence du mot en question... Ce à quoi il me répondit que le terme italien étant Palermitani, il en avait déduit que le terme français devait s'en approcher... Puisqu'en effet, la langue française sur ce point précis, ne connaît pas de règle... Elle adopte bien souvent un terme en accord avec la consonnance de la langue utilisée dans le pays en question... C'est d'ailleurs pour cette raison que l'on peut passer de Madrilène à Moscovite ou encore Berlinois sans que personne ne se pose de questions. Et là pour le coup, bien difficile de déterminer le faux du vrai sans l'aide du p'tit Bobby...
N'en ayant pas sous la main (de p'tit Bobby, pour ceux qui ne suivent pas)... On a donc improviser et les habitants de Palerme sont donc passé par une série de nom les plus originaux...
De retour parmi les londoniens (qui pour le coup, n'ont pas de doute à avoir quant à leur appellation), pas moyen de déterminer le faux du vrai entre conserver le terme italien de Palermintani (ce que dit Wikipedia, mais je ne lui accorde guère de crédit en terme linguistique) et Palermitais que j'ai trouvé sur un site touristique évoquand vaguement le sujet... N'ayant pas plus de temps pour chercher, je vous laisse éclairer ma lanterne... En attendant, les habitants de Palerme resteront pour moi les Palmitants, contraction logique du nom de la ville et du terme habitant (applicable à toute ville dont le nom des habitants restent un mystère, je devrais en déposer le brevet sous peu :).
*La conversation était en français
** NPC avec "Qu'accoustiquais-je ?", "Qu'ouïe-je ?" frôle l'insurrection
"On n'habite pas un pays, on habite une langue. Une patrie, c'est cela et rien d'autre." - Emil Michel Cioran